Estimez la puissance qu'il vous faut
Consommation, région, présence en journée — le trio qui fixe la taille de l'installation.
Votre région
Consommez-vous en journée ?
Puissance recommandée
kWc
panneaux de 450 Wc
de toiture nécessaire
Estimation indicative — dimensionnée pour couvrir 50 à 80 % de la consommation selon votre présence en journée, orientation sud.
La bonne méthode : partir de sa consommation, pas de sa toiture
L'erreur classique consiste à remplir la toiture de panneaux solaires « tant qu'à faire ». Or l'objectif de l'autoconsommation est de remplacer des kWh achetés au réseau (0,2001 €/kWh au tarif réglementé) par des kWh produits sur place. Le point de départ est donc votre consommation annuelle en kWh, lisible sur vos factures ou votre compteur Linky. Notre guide explique comment calculer sa consommation électrique poste par poste.
La conversion repose sur un ratio simple : en France, 1 kWc installé produit environ 1 100 kWh par an (orientation sud, inclinaison 30°, centre du pays). Une maison qui consomme 8 800 kWh/an couvrirait donc théoriquement ses besoins avec 8 kWc. Mais ce calcul brut surestime le besoin : la production a lieu en journée, quand le logement est souvent vide, tandis qu'une partie de la consommation se fait le soir et la nuit.
En pratique, on dimensionne pour que la production annuelle représente 50 à 80 % de la consommation, selon la capacité du foyer à consommer en journée (télétravail, programmation des appareils, ballon d'eau chaude piloté). C'est ce qui maximise le taux d'autoconsommation — et donc la rentabilité depuis la réforme de 2026.
Combien de panneaux selon votre consommation ?
Les panneaux résidentiels actuels délivrent 425 à 500 Wc chacun : il faut donc 2 fois moins de panneaux qu'il y a dix ans pour la même puissance. Le tableau croise la consommation annuelle du foyer avec la puissance recommandée et le nombre de panneaux correspondant.
| Consommation annuelle | Profil type | Puissance recommandée | Nombre de panneaux | Production/an |
|---|---|---|---|---|
| < 4 000 kWh | Petit logement, chauffage non électrique | 2 à 3 kWc | 4 à 7 | 2 200 - 3 300 kWh |
| 4 000 - 7 000 kWh | Maison, eau chaude électrique | 3 kWc | 6 à 7 | ~3 300 kWh |
| 7 000 - 11 000 kWh | Maison chauffée à l'électricité ou pompe à chaleur | 4,5 à 6 kWc | 9 à 14 | 5 000 - 6 600 kWh |
| > 11 000 kWh | Grande maison tout électrique, voiture électrique | 6 à 9 kWc | 12 à 21 | 6 600 - 9 900 kWh |
En cas d'hésitation entre deux puissances : choisissez la plus petite. Chaque kWh autoconsommé vaut 0,2001 €, chaque kWh de surplus injecté ne rapporte que 0,011 € — soit près de 18 fois moins.
Orientation, région, ombrages : les facteurs qui corrigent le calcul
Le ratio de 1 100 kWh/kWc est une moyenne : la production réelle de votre toiture peut s'en écarter de ± 25 %. Quatre facteurs sont à intégrer avant de figer la puissance.
| Configuration de la toiture | Production vs optimum (sud, 30°) |
|---|---|
| Sud, inclinaison 30° | 100 % |
| Sud-est ou sud-ouest, 30° | ~95 % |
| Est ou ouest, 30° | 80 - 85 % |
| Toiture plate (panneaux inclinés sur châssis) | 90 - 95 % |
| Nord | < 60 % — à éviter |
La région joue autant que l'orientation : comptez environ 950 à 1 000 kWh/kWc/an dans le nord de la France, 1 100 au centre et jusqu'à 1 300 - 1 400 sur le pourtour méditerranéen. À consommation égale, un foyer lillois installera donc 15 à 20 % de puissance de plus qu'un foyer marseillais.
Enfin, les ombrages (cheminée, arbre, bâtiment voisin) pénalisent fortement une chaîne de panneaux câblés en série : une ombre sur un seul panneau peut faire chuter toute la production. Si votre toiture est partiellement ombragée, privilégiez des micro-onduleurs ou des optimiseurs, qui rendent chaque panneau indépendant — et déduisez la zone ombragée de la surface exploitable.
Pourquoi surdimensionner ne paie plus depuis la réforme de 2026
Jusqu'en 2026, un surplus important restait acceptable : il était racheté entre 0,04 et 0,13 €/kWh et une prime à l'autoconsommation amortissait l'investissement. L'arrêté du 1er juin 2026 a changé la donne pour toute demande de raccordement déposée à compter du 5 juin 2026 : le surplus est désormais racheté à un tarif unique de 0,011 €/kWh jusqu'à 100 kWc (3e trimestre 2026), indexé de 2 % par an sur les 20 ans du contrat, et la prime à l'autoconsommation est supprimée. Le cadre de l'obligation d'achat relève de la Commission de régulation de l'énergie (CRE) ; notre guide détaille le contrat et les alternatives dans la vente du surplus.
Concrètement : 1 000 kWh de surplus injectés rapportent 11 € par an, quand 1 000 kWh autoconsommés en économisent 200. Chaque kWc « en trop » qui part majoritairement en surplus allonge le temps de retour au lieu de le réduire.
Le bon réflexe n'est donc plus « produire le plus possible » mais viser un taux d'autoconsommation élevé : dimensionner au plus juste, décaler ses usages en journée (lave-linge, ballon d'eau chaude, recharge), voire ajouter une batterie dans certains cas. Nos conseils pour optimiser son taux d'autoconsommation détaillent ces leviers sans surinvestir.
Seule bonne nouvelle fiscale : la TVA à 5,5 % s'applique aux installations ≤ 9 kWc destinées aux locaux d'habitation, sans condition d'ancienneté (au lieu de 20 %) — un argument de plus pour rester sous ce seuil. Le point complet dans notre guide des aides et avantages fiscaux.
3, 6 ou 9 kWc : trois cas types
3 kWc — le standard des maisons sans chauffage électrique
Avec 6 à 7 panneaux (~15 m² de toiture) et environ 3 300 kWh produits par an, une installation de 3 kWc couvre bien un foyer consommant 4 000 à 7 000 kWh/an. C'est la puissance qui atteint le plus facilement un taux d'autoconsommation élevé sans effort particulier : la production reste proche du talon de consommation diurne. Budget indicatif : 6 000 à 9 000 € posés.
6 kWc — pour le chauffage électrique ou la pompe à chaleur
12 à 14 panneaux (~28 m²) pour environ 6 600 kWh/an : le bon calibre d'une maison chauffée à l'électricité ou équipée d'une pompe à chaleur (7 000 à 11 000 kWh/an). Le taux d'autoconsommation demande ici plus de discipline — programmation du ballon et des appareils en journée — car la production estivale dépasse largement les besoins. Budget indicatif : 11 000 à 17 000 € posés.
9 kWc — grandes maisons tout électrique avec voiture électrique
18 à 21 panneaux (~40 m²) et près de 9 900 kWh/an : cette puissance ne se justifie que si le foyer peut absorber la production, typiquement en rechargeant une voiture électrique en journée. C'est aussi la limite de la TVA à 5,5 %. Attention aux prérequis : l'injection du surplus au-delà de 6 kVA impose généralement un raccordement triphasé, et la puissance de compteur doit suivre. Budget indicatif : 17 000 à 23 000 € posés.
Quelle surface de toiture prévoir ?
Un panneau résidentiel actuel mesure environ 2 m² (1,7 m × 1,1 m en moyenne). La surface nécessaire se déduit donc directement du nombre de panneaux :
~15 m²
pour 3 kWc (6 à 7 panneaux)
~28 m²
pour 6 kWc (12 à 14 panneaux)
~40 m²
pour 9 kWc (18 à 21 panneaux)
Comptez une marge pour les distances aux rives, faîtage et obstacles (fenêtres de toit, cheminée) : la surface réellement exploitable d'un pan est souvent inférieure de 20 à 30 % à sa surface brute. Si la toiture est trop petite pour la puissance visée, mieux vaut des panneaux à haut rendement (500 Wc) qu'un étalement sur un pan mal orienté.
Vérifiez la rentabilité de la puissance retenue
Une fois la puissance présélectionnée avec la méthode ci-dessus, confrontez-la à votre facture réelle : l'estimateur calcule l'économie annuelle, le temps de retour et le gain à 30 ans, avec ou sans batterie.
Votre région
Orientation du toit
Puissance installée
kWc
Production annuelle
kWh
Économie annuelle estimée
€
Retour sur investissement
ans
Estimation indicative au tarif réglementé actuel (0,2001 €/kWh évité, surplus racheté 0,011 €/kWh) — chaque hausse du prix de l'électricité raccourcit le temps de retour.
Questions fréquentes sur le dimensionnement solaire
Le kilowatt-crête (kWc) mesure la puissance maximale que les panneaux peuvent délivrer dans des conditions standardisées d'ensoleillement ; le kilowattheure (kWh) mesure l'énergie réellement produite ou consommée. En France, 1 kWc bien exposé produit environ 1 100 kWh par an (orientation sud, inclinaison 30°, centre du pays) : c'est ce ratio qui permet de convertir une consommation annuelle en puissance à installer.
Oui, mais l'extension n'est pas anodine : elle implique une nouvelle déclaration préalable en mairie si l'aspect de la toiture change, une mise à jour de la convention de raccordement Enedis et un avenant au contrat d'obligation d'achat. L'onduleur doit aussi accepter la puissance supplémentaire — les micro-onduleurs facilitent ce type d'évolution. Il est souvent plus économique de bien dimensionner dès le départ que d'agrandir en deux temps.
Généralement, oui. En monophasé, Enedis limite la puissance d'injection sur le réseau à 6 kVA : au-delà de 6 kWc environ, un raccordement triphasé est requis pour revendre le surplus. Si votre logement est en monophasé, le passage au triphasé a un coût (raccordement, tableau, parfois abonnement) à intégrer au budget d'une installation de 9 kWc.
Non. Un kit plug and play délivre en général 0,3 à 0,9 kWc, soit 300 à 1 000 kWh par an : de quoi effacer le talon de consommation permanent (réfrigérateur, box, veilles), pas la consommation d'une maison entière. C'est en revanche une excellente première marche, sans travaux ni contrat d'obligation d'achat, pour un petit logement ou un budget serré.