En bref

  • Bonus écologique : jusqu'à 4 000 € pour une voiture neuve ≤ 47 000 €, sous condition de revenu.
  • Leasing social : une voiture électrique en location à 100–150 €/mois, sans apport, pour les ménages modestes.
  • PTZ mobilité : jusqu'à 30 000 € empruntés à 0 %, sans plafond de ressources en zone ZFE-m.
  • Bonus rétrofit : jusqu'à 5 000 € pour convertir un thermique en électrique.

Les aides à l'achat en un coup d'œil

Aides à l'achat d'une voiture électrique en 2026 : montants et conditions
Aide Montant maximum Condition principale
Bonus écologique4 000 €RFR/part ≤ 16 300 € · VE neuve ≤ 47 000 €
Leasing social100–150 €/moisRFR/part ≤ 16 300 € · conditions de trajet
PTZ mobilité30 000 € à 0 %RFR/part ≤ 14 000 €, ou zone ZFE-m sans plafond
Bonus rétrofit5 000 €RFR/part ≤ 16 300 €
Aides localesjusqu'à 6 000 €selon la région ou la métropole

Bonus écologique en 2026 : 4 000 € maximum

Le bonus écologique a été divisé par deux entre 2023 et 2026. Il est désormais réservé à l'achat d'une voiture particulière neuve 100 % électrique, sous trois conditions cumulatives :

  • Prix d'acquisition inférieur ou égal à 47 000 € TTC.
  • Masse en ordre de marche inférieure à 2,4 tonnes.
  • Score environnemental supérieur au seuil de l'éco-conditionnalité, qui exclut la plupart des modèles produits hors d'Europe.

Les montants 2026 dépendent du revenu fiscal de référence par part (RFR/part) :

  • RFR/part ≤ 16 300 € : 4 000 € (ménages dits « modestes »).
  • RFR/part compris entre 16 300 € et 26 200 € : 2 000 €.
  • RFR/part > 26 200 € : pas de bonus depuis février 2025.

Pour mémoire, le bonus pour véhicule utilitaire léger électrique a lui aussi été ramené à 6 000 € (dans la limite de 27 % du coût d'acquisition) et n'est plus accessible aux ménages au-delà du seuil de RFR/part de 26 200 €. Les camionnettes hydrogène conservent un régime distinct.

Le leasing social : 100 à 150 € par mois

Lancé fin 2023 et reconduit pour la troisième fois en 2026 (avec une enveloppe de 50 000 dossiers), le leasing social électrique est devenu le principal levier d'accès au véhicule propre pour les ménages modestes.

Le dispositif prend la forme d'une location longue durée (LLD) ou avec option d'achat (LOA) sur trois ans, sans apport, à un loyer plafonné entre 100 € et 150 € par mois selon le modèle. Le ménage doit remplir trois conditions :

  • RFR/part ≤ 16 300 €.
  • Habiter à plus de 15 km du lieu de travail ou parcourir plus de 8 000 km/an pour raisons professionnelles.
  • Ne pas avoir bénéficié du leasing social les années précédentes.

Le catalogue 2026 inclut une trentaine de modèles assemblés en Europe (Renault R5 E-Tech, Peugeot e-208, Citroën ë-C3, Fiat 600e, Opel Mokka-e, etc.). L'attribution se fait par ordre d'arrivée sur la plateforme officielle ; les dossiers sont en général épuisés en quelques semaines après ouverture.

Prêt à taux zéro mobilité (PTZ-m) : jusqu'à 30 000 € à 0 %

Pérennisé par la loi LOM puis élargi en 2024, le prêt à taux zéro mobilité finance l'achat d'un véhicule électrique ou hybride rechargeable émettant moins de 50 g de CO₂/km. Plafonds 2026 :

  • Voiture particulière : prix ≤ 47 000 €.
  • Camionnette : prix ≤ 60 000 €, PTAC ≤ 2,6 tonnes.
  • Montant emprunté plafonné à 30 000 € sur 7 ans, sans intérêts ni frais de dossier.

Le PTZ-m est ouvert aux ménages dont le RFR ne dépasse pas 14 000 € par part, ainsi qu'aux micro-entreprises de moins de 10 salariés (CA ou bilan ≤ 2 M€). Depuis la révision de 2024, il est également accessible sans plafond de ressources aux habitants ou entreprises domiciliés dans une commune ZFE-m ou une intercommunalité limitrophe, dans la limite de l'enveloppe annuelle.

Le crédit est négocié par le concessionnaire auprès d'une banque partenaire : les intérêts sont pris en charge par l'État, l'acquéreur ne rembourse que le capital. Sur 7 ans et 30 000 € empruntés, l'économie représente plus de 5 000 € par rapport à un crédit auto classique.

Bonus rétrofit : convertir son thermique en électrique

Plutôt que d'acheter une voiture neuve, il est possible depuis 2020 de faire convertir son véhicule thermique en véhicule électrique chez un installateur agréé : c'est le rétrofit. Le bonus rétrofit 2026 finance jusqu'à 5 000 € l'opération (jusqu'à 1 500 € pour un deux-roues), sous condition de RFR/part ≤ 16 300 €.

Le rétrofit reste un marché de niche (quelques milliers d'opérations par an) mais il s'est démocratisé pour certains modèles très diffusés (Renault 4L, Twingo 1, Peugeot 205, fourgonnettes utilitaires). Le coût net après bonus se situe autour de 12 000 à 18 000 € pour une citadine.

Aides régionales et locales : jusqu'à 6 000 € supplémentaires

Les aides locales se sont multipliées avec la mise en place des ZFE-m. À titre d'exemple :

  • La Région Île-de-France ajoute jusqu'à 6 000 € pour l'achat d'une voiture électrique neuve par un habitant de la métropole du Grand Paris (sous condition de RFR).
  • La Métropole de Lyon accorde 5 000 € pour l'achat ou la conversion d'un véhicule, cumulable avec le bonus national.
  • Plusieurs métropoles (Toulouse, Strasbourg, Rouen, Nice) proposent des aides de 1 000 € à 3 000 € pour les particuliers et artisans habitant la ZFE-m.

À cela s'ajoute l'exonération totale de la taxe sur les certificats d'immatriculation (ex-« carte grise ») pour les véhicules 100 % électriques dans la quasi-totalité des régions, et le stationnement gratuit ou réduit dans plus de 250 villes françaises pour les voitures électriques.

Pour estimer le total des aides cumulables sur votre dossier, consultez le simulateur officiel du ministère de l'Économie, ou contactez la maison France Services la plus proche.

Quelles aides peut-on cumuler ?

C'est la question qui change tout : la plupart des aides se cumulent, mais pas toutes. La règle générale :

  • Bonus écologique + aides régionales et locales + PTZ mobilité : cumulables.
  • Bonus rétrofit + aides locales : cumulables, pour une conversion plutôt qu'un achat neuf.
  • Bonus écologique et leasing social : non cumulables — le leasing social intègre déjà l'aide de l'État dans le loyer.

Concrètement, un même acheteur peut empiler le bonus national, une aide de sa région et un prêt à taux zéro sur le solde : c'est ce cumul qui fait la vraie différence sur le budget final, bien plus que chaque aide prise isolément.

Combien allez-vous vraiment toucher ? 3 exemples

Le montant réel dépend du revenu, du lieu de résidence et du modèle choisi. Trois cas typiques pour 2026 :

Ménage modeste · zone ZFE

Jusqu'à 10 000 € d'aides + prêt à 0 %

RFR/part 14 000 €, habitant une métropole ZFE, achat d'une citadine électrique à 35 000 € : bonus 4 000 € + aide locale jusqu'à 6 000 €, le solde financé par un PTZ mobilité accessible sans plafond en ZFE.

Revenu intermédiaire

2 000 € + aide locale éventuelle

RFR/part 20 000 € : le bonus tombe à 2 000 €, complété selon la région. Le PTZ mobilité reste possible sous condition de ressources ou en zone ZFE.

Sans apport

Leasing social : 100–150 €/mois

Pour un ménage modeste sans capacité d'achat, le leasing social remplace l'achat : une voiture électrique en location 3 ans, sans apport, l'aide de l'État étant déjà déduite du loyer.

Comment obtenir chaque aide ?

  • Bonus écologique : avancé par le concessionnaire et directement déduit du prix affiché — vous n'avancez pas l'argent.
  • Leasing social : dossier sur la plateforme officielle dès son ouverture (enveloppe limitée, premier arrivé, premier servi).
  • PTZ mobilité : négocié par le concessionnaire auprès d'une banque partenaire ; l'État prend en charge les intérêts.
  • Aides locales : demande auprès de la région ou de la métropole, en général après l'achat et sur justificatif.

Avant de signer, vérifiez toujours l'éligibilité du modèle exact (le score environnemental évolue) et le solde des enveloppes, qui s'épuisent en cours d'année. Une fois la voiture achetée, le poste suivant à optimiser est le contrat d'électricité pour la recharge, qui pèse bien plus lourd sur le budget annuel que l'ancien carburant.

Questions fréquentes sur les aides

Non. La prime à la conversion, qui récompensait la mise au rebut d'un vieux véhicule thermique, a été supprimée fin 2024. Elle est remplacée par le leasing social et le prêt à taux zéro mobilité, davantage ciblés sur les ménages modestes et les habitants des ZFE-m.

Oui. Le bonus écologique national est cumulable avec les aides des régions et métropoles (jusqu'à 6 000 € supplémentaires selon le territoire), ainsi qu'avec le prêt à taux zéro mobilité. En revanche, on ne peut pas cumuler le bonus écologique classique et le leasing social sur un même véhicule.

Oui pour le cas général (revenu fiscal de référence ≤ 14 000 € par part), mais non pour les habitants et entreprises domiciliés dans une commune classée ZFE-m ou une intercommunalité limitrophe, qui y ont accès sans plafond de ressources, dans la limite de l'enveloppe annuelle.

Le bonus écologique de 4 000 € est réservé aux ménages dont le revenu fiscal de référence par part ne dépasse pas 16 300 €. Entre 16 300 € et 26 200 € par part, le bonus tombe à 2 000 € ; au-delà, il n'y a plus de bonus depuis février 2025.